Ceci n'est pas un poème. C'est une histoire inventée au fil de la plume, un rêve, une infime part de ma folie intime. Celui ci est impersonnel.
Le but premier n'est pas d'être lu, mais d'être inventé et raconté à une personne qui vous est chère. Vous la prenez dans vos bras, confortablement installé dans un coin paisible, de préférence dans l'obscurité. Vous devez faire voyager cette personne dans un rêve, un paradis personnel. Prenez un ton doux et délicat, et commencez...
Laisse lentement tomber tes paupières, ferme les yeux. Tu ne sens plus rien, juste la chaleur de ma peau. Tu n'entends plus rien, juste le son de ma voix. Nous sommes seuls, oublie tout, tout ce qui te pèse sur le c½ur, tout ce qui tourmente ton esprit... Oublie tout. Maintenant laisse toi guider par ton imagination, suis moi, suis ma voix, chacun de mes mot deviens une image, chacune des mes phrases deviens une scène... Laisse-moi partager avec toi ce fragment de rêve qui est mien...
Il fait chaud, très chaud... le soleil brille au loin dans le ciel. Tu as chaud, ta peau commence à brunir sous ce soleil. Derrière toi s'étant à l'infini une plage de sable fin, un sable blanc, doux et chaud. Devant toi une mer claire, transparente dans laquelle se trouvent quelques poissons aux couleurs de l'arc en ciel...
Tu as soif, tu cherche quelque chose à boire. Mais le problème des iles désertes, c'est quelles sont désertes... Tu n'as qu'une envie, c'est de te siroter un petit cocktail, un comme dans les films, avec un fruit confit sur le coté du verre et un petit parasol en papier !
Tu cherche, en vain, tu ne trouve rien... Le léger bruit d'une source t'attire vers deux gros rochers doux s'écoule miraculeusement un faible courant d'eau. Tu ne peux résister à y gouter, tu t'accroupi et te penche pour y boire l'eau. Elle est fraiche, douce, pure... Tu la bois avidement, directement à la source...
« Es-ce une façon de se désaltérer pour une demoiselle aussi charmante de vous ? »
Surprise, tu te retourne et tu vois un jeune homme, beau, grand, fort... En tout point parfait, qu'il ne semble même plus être humain, il est bien au dessus de ça, il les surpasse tous. Il rayonne de joie et de bonne humeur, Il s'approche vers toi... Son regard est profond, intense, tu sens tout de suite un homme au grand c½ur, un homme capable d'aimer, de t'aimer mieux que quiconque... Ton c½ur bat, de plus en plus fort, il martèle ta poitrine, te dis de l'aimer à jamais... Et il est là, avec toi... tout tes rêves incarné en une personne... « Viens, suis moi, j'ai quelque chose à te montrer » Oui, tu le suivras, là où il voudra ! Il te prend par la main et t'amène à une table qui a dû échapper à ta vigilance. A l'ombre d'un palmier, tu s'installe sur un hamac multicolore, et lui, pour être encore plus parfait qu'il n'est possible, t'apporte un cocktail, celui que tu aime tant, avec le fruit confit et le parasol ! Vous discuter, de tout, de rien... Il a toujours un avis et pourtant prend bien le temps d'écouter et d'assimiler ce que tu lui dis...
Tu lui demande où vous êtes, il te répond que c'est un monde parallèle, un monde différent du notre. Il y a vécut lui aussi, dans notre monde, mais il a fuit, il s'est réfugier dans ses rêves, dans ce monde à part... Tu bois chacune de ses paroles, tu rêve de lui, de vivre avec lui... Sur le coup tu veux qu'il soit l'homme avec qui tu finira tes jours, le père de tes enfants... Tu pars avec lui vers une destination inconnue, il te fait passer sur une sorte de passerelle, le monde autour de toi se transforme à chacun de tes pas, tu navigue de rêve en rêve guidée par Lui...
Des animaux étranges, une forêt verdoyante, un volcan en éruption, un feu d'artifice...
Il y a tout, il n'y a rien... peu importe, il est là...
Il se retourne, te prend dans ses bras, s'approche de toi...
Dépose ses lèvres sur les tiennes et t'embrasse comme jamais...
Autour de toi les images flottent, valsent, tournent, changent... tout n'est que couleur lumière et chaleur...
Votre étreinte éternelle se libère, tu te retrouve sur la plage de sable blanc... Seule... Tu te sens trahie, abandonnée... Et du rêve tu commence à revenir à la réalité...
Tu garde pourtant en mémoire ces mots : « Si tu veux me retrouver, tu n'as qu'à fermer les yeux pour me rejoindre... »